Deuxième volet

Une autre comparaison des trois mélangeurs disponibles depuis PTGui :

(PTGui), Enblend et Smartblend

Un deuxième test (sans ST5.5-U)

En réalité ce test est antérieur à celui du premier volet. Il est inclus ici pour référence car il présente quelques aspects complémentaires à celui de la première partie.

18 images en séquence sont assemblées sous PTGui.

Les images (JPG brut sorti de l'appareil) 1 à 16 couvrent un angle de rotation autour d'un axe vertical d'un total cumulé d'environ 95 degrés. Sur chacune d'entre elles, un même objet à été déplacé en ligne droite. Il reste centré sur chaque image, ce qui correspond à six à huit degrés de mouvement angulaire environ à chaque prise de vue.

Les deux dernières images 17 et 18 complètent amplement les 360 degrés du tour entier.

Ce sont toutes des images prises avec un Nikkor 10,5 mm adapté sur un Canon EOS 5D.

Panographie initiale

A partir du même script de projet (.pts) et sans changer autre chose d'un cas à l'autre, j'ai obtenu quatre versions de la même panographie:

L'ordre d'introduction des images est celui qui est reflété par la séquence des vignettes ci-dessus.

Influence de l'ordre d'introduction des images

L'ordre des images introduites dans la liste des images-source de PTGui est important. On peut s'en rendre compte en ouvrant ce QTVR objet: en utilisant les touches-flèche gauche et droite du clavier, la séquence est déroulée image du panorama l'une après l'autre et il est ainsi aisé de voir l'influence de l'inversement total de cet ordre d'introduction pour chacun des cas considérés ci-dessus.


Conclusions:

Personnellement, je trouve l'ensemble de ces résultats surprenants et imprévisibles. Ma capacité de raisonnement mental ne me permet pas prévoir intuitivement l'issue de tous les cas possible: considérant le nombre considérable de combinaisons d'ordre d'introduction envisageables, je considère que nous sommes en présence d'une véritable loterie!

La différence de résultat dans le cas d'introduction (dans un ordre donné) est absolument évidente entre trois versions et parfois un peu plus subtile entre deux des quatre. On peut de mon point de vue, en tirer deux leçons opposées:

La capacité de Smartblend de résoudre des conflits entre images à leur jointure pour ne retenir qu'une solution jugée "pertinente" par le programme (mais pas la même suivant l'ordre d'introduction) est amplement démontée ici. C'est ainsi qu'en "panographie de reportage", la tâche de rectification manuelle des images de personnages "à deux têtes et trois bras" est souvent réduite à rien fort à propos.

Au contraire, PTGui s'efforce d'inclure ici au mieux toute portion d'image à égalité entre les images adjacentes.

Enblend a un effet assez semblable à PTGui mais pas sur l'ensemble des images où l'objet bouge entre prise de vue.

La carence ici montée par ces deux derniers moteurs de mélange et fusion d'images ouvrent la voie vers des images "créatives". Avis aux amateurs d'effets spéciaux!

Mise en garde:

Il ne faut pas généraliser trop vite ces conclusions à d'autres projets qui celui, caricatural, que j'ai utilisé ici car avec des images plus ou moins rapprochées angulairement entre elles que les 16 images ici volontairement incluses, les résultats peuvent être assez différents: PTGui pourrait alors avoir un comportement plus proche de celui de Smartblend et Enblend peut être aussi "intelligent", par exemple. Malgré tout, les propriétés volontairement exacerbées ici sont assez typiques de tendances respectives des trois mélangeurs que j'ai observées par ma propre expérience.