
Il n'y a plus de pare-soleil!
Sur cette image, il reste encore à ébavurer la cicatrice de l'ablation. Depuis, cet ébavurage a été fait.
C'est de l'aluminium, et c'est bien plus délicat à circoncir que le Nikkor 10,5 mm (pas d'espace pour y glisser des cales à bougies).
En fait la base du pare-soleil sert aussi de maintien da la bague portant la lentille frontale: il ne faut pas limer jusqu'à ras pour maintenir cette fonction de maintien mécanique intact.
La lentille frontale (et la pupille d'entrée) avance puis recule de 7 mm de course en tout, suivant la longueur de focale choisie. La bague de réglage des longueurs de focale est fluide bien démultipliée et sans jeu mais elle manque un peu de fermeté: un déréglage intempestif est facile à créer.
Le couvercle de protection frontale amovible est en aluminium tourné dans la masse (!), anodisé et muni d'une feutrine: il ne se défait pas tout seul tant l'ajustement est judicieusement soigné.
La qualité de finition générale est excellente. Les contacts électriques semblent être plaqués d'or. La baïonnette de monture Canon est un peu dure à tourner, mais cela s'est amélioré très vite après quelques démontages et remontages de l'objectif.
La mise au point automatique est précise, silencieuse et rapide. La bague de mise au point est sans jeu et à rotation fluide et ferme. L'échelle des distances de mise au point, par contre, rivalise avec succès en médiocrité avec celle du Nikkor 10,5 mm.
L'aberration chromatique est très facile à corriger (uniquement du rouge semble-t-il).
Je n'ai pas encore fait d'essai de résistance au flare et au voilage.
Le piqué est excellent y compris en périphérie me semble-t-il.

le zoom Tokina est à droite. A son coté le 10,5 mm Nikkor, puis le FC-E8 Nikon et enfin, à gauche, le Sigma 8 mm f/4.
Réalisé avec le zoom (QTVR 1,7 Mo). Je n'ai pas changé le réglage de la tête prévue pour le Nikkor 10,5 mm. Aucun traitement particulier. Pas de traitement de netteté.
Voici aussi le script PTGui (entièrement automatique pour la génération des CP) correspondant. Le "point nodal" n'est pas réglé et l'erreur est minime quand même...
Voilà une des quatre vues (taille réduite bien sûr) composant le panorama. f/11; 2,5 sec; ISO 100.
L'angle de vue calculé par PTGui n'est que 182 degrés. C'est beaucoup moins que prévu, mais ceci provient pour une bonne part des bavures restantes autour de la lentille d'entrée. Le champ de vue horizontal est amplement suffisant pour permettre de faire un panorama en trois vues seulement. Les paramètres de correction des distorsions semblent être de valeurs élevés. La loi de compression radiale (distorsion fisheye) reste donc à étudier de près.
Pas besoin d'adaptateur Nikon-EOS;-)
Fait exactement avec le même matériel que ci-dessus (mais avec un slim rotator à 6 crans au lieu de 4 crans), les même réglages de prise de vue photographique et avec la position du point nodal pas réglée pour cet objectif zoom. Les deux vues du Nadir légèrement relevées laissent quand même une trace du montant vertical de la tête de chaque coté opposé. Les neuf images ont ete traitées également entre elles sous PTGui. L'erreur de parallaxe est plus visible au Nadir car PTGui n'a pas pu optimiser à moins de 12 pixels d'erreur max (pour 2,8 pixels d'erreur moyenne). Aucun post-traitement.
Le script PTGui montre que le champ de vue angulaire (FOV) horizontal de l'image "plein cadre fisheye" est estimé à 84 degrés, justifiant ainsi le besoin de six photos pour faire le tour.
Pas besoin d'un 15 ou 16 mm;-)
La longueur de l'image équirectangulaire du panorama plat à partir du 5D devient ainsi 8200 pixels. Voici le script PTGui
Après ébavurage soigné, l'angle de vue circulaire du Tokina 10-17 mm à f/3,5 s'avère être compris entre 185 et 190 degrés.
Le piqué à cette ouverture est assez bon. Une accentuation de la netteté a été appliquée pour la panographie résultat (QTVR 1,9 Mo).
Michel Thoby
1er février 2007